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 Châtiment divin [Amanda & Damian]

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Abel Forester
Abel Forester
Métier/Etudes : Nettoyeur (fait disparaître les scènes de crime pour le bien-être stomacal de ses concitoyens)
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MessageSujet: Châtiment divin [Amanda & Damian]   Châtiment divin [Amanda & Damian] Icon_minitimeMar 11 Oct - 23:23


Deux heures du matin. L'heure du crime était passée. Enfin c'est ce qu'on voulait faire croire. Que dalle, ouais. Le crime refusait qu'Abel profite de pauses. T'avais des cadavres à tous les coins de rue, et quand il y avait pas de corps à enlever, ils s'arrangeaient pour qu'il ait quand même au moins de la pisse et du sang à nettoyer. Parce que, quand il est question de scènes de crime, on pense toujours au sang, mais il reste tout un tas d'autres saloperies à côté. Ben oui, la mort, c'est sale. La nuit, les rues puaient – l'expression « puer la mort » prenait tout son sens. L'aptitude de l'Elfe à ne pas gerber se révélait épatante. Presque flippante. Était-ce humain de pouvoir rester insensible face à tant de pestilence ? En tout cas, c'était indéniablement pratique pour son métier. Qu'il défaille à chaque mission s’avérerait quelque peu gênant.

Bref, il était deux heures du matin et l'agent Forester venait d'être appelé pour une nouvelle mission. La troisième depuis le début de son service, mais de loin la plus délicate car la scène à nettoyer se situait dans une rue assez fréquentée. Les ruelles étaient vraiment dégueulasses, mais avaient le mérite de garantir une certaine discrétion. Les rues, ça voulait dire qu'il y aurait potentiellement des gens à gérer. A cinq heures du matin aurait été l'idéal ; les innocents dormaient encore et les moins innocents partaient se coucher. Abel n'exerçait pas vraiment ce métier pour le côté social. D'un autre côté, il ne le pratiquait pas non plus pour l'aspect « mort ». Loin d'être une vocation, il l'avait pris parce qu'il avait besoin de thunes. Et, c'est vrai, il avait l'impression de réaliser une bonne action. De faire quelque chose de bien pour sa famille. La seule chose qu'il pouvait faire. En plus, au final, ça lui donnait accès à du sang de mort pour empoisonner les vampires. Bonus non négligeable pour ses liens dans Prometheus. Mais bon, là, il ne pourra sûrement rien prélever. Ce n'était pas une flèche, soit, il n'était pas assez con pour se laisser surprendre. Il gardait ça pour les derniers cas. Sauf si une occasion se présentait plus tôt, bien sûr. Quoi qu'il en soit, on se foutait de ses méthodes de récupération de sang à ce moment-là.

On prévenait le coéquipier, finissait de remballer les affaires en n'oubliant pas de râler ensemble – une pratique favorisant l'unité de l'équipe, confirmée et maudite par les patrons. Direction le quartier de Main Street, quartier dans lequel Abel évitait tant que possible. Alors passer devant le centre lycan n'avait rien pour le mettre à l'aise. Heureusement, l'endroit donné se trouvait à quelques rues. Enfin, c'était toujours ça. Pas génial, mais mieux. En passant devant le lieu honni, il frotta inconsciemment sa main droite dont les élancements s'intensifiaient. Son collègue y jeta un regard.

« Ça va ? », questionna-t-il.

Peut-être était-il inquiet de devoir bosser seul sur ce coup-là. L'Elfe sépara aussitôt ses mains, et haussa les épaules.

« Ben ouais. Regarde la route. Qu'est-ce que t'as, t'es stressé, petit poulet ? »

« T'es con. »

Pas d'agressivité dans ces paroles. On sentait l'habitude de cette petite exaspération, habitude telle qu'un sourire l'accompagnait.

Ils arrivèrent où on les attendait quelques secondes plus tard. A partir du moment où l'on pouvait affirmer qu'un cadavre attendait. Camionnette garée le plus près possible pour éviter les allers-retours chiants. Avant toute chose, inspecter l'étendue des dégâts.

« Je te laisse voir, faut que je pisse à mort ! »

Et l'acolyte s'éloigna sans attendre de réponse. En espérant qu'il ne se porte pas la poisse. Abel partit donc évaluer le travail à effectuer.

Sprotch.

Un mélange d'hémoglobine et de crasse suintait du dessous de sa chaussure. Merde. A lui l'heure supp' pour récurer sa godasse. Finissant d'approcher, il put apercevoir les coups de couteau dans l'abdomen de l'homme. La flaque de vomi dans lequel ce dernier était étalé ne se fondait pas encore totalement avec le rouge. Une main serrait encore un portable. Les yeux vides fixaient le mur où un message avait été écrit. Abel les suivit et lut : « châtiment divin ». Il enjamba le corps pour toucher du bout des doigts une lettre. Évidemment. Du sang.

« Hé toi, bouge pas ! »


L'interpellé se retourna rapidement, surpris.

« Essaye même pas de t'enfuir, connard. »

Le nouveau venu rejoignit l'Elfe en courant, lançant un regard à – apparemment – l'Ange en passant à côté, et lui décocha une droite. Abel recula d'un pas, chancelant.

« Mais t'es malad... »

Avant même qu'il eût terminé, le type l'avait empoigné à la gorge et plaqué contre le mur.

« Je vais t'apprendre à tuer des Anges. C'est moins facile quand on les attaque pas par surprise, hein ? »

Il avait pas l'air content. Mais bordel, il s'en prenait au mauvais gars ! L'idée de tuer des Anges n'avait jamais germé dans l'esprit d'Abel, franchement. Pour quel motif l'aurait-il fait ? Bande de salauds, vous vouliez vous débarrasser des Nocturnes que j'aimerais voir disparaître ! Non, il n'était pas fâché que quelqu'un fasse tout le boulot pour lui. En attendant, il avait mal. Il essayait d'écarter la main l'étouffant, seulement l'autre avait de la force. Sûrement un ancien milicien.

« Je l'ai... pas tué. Viens pour... nettoyer. Mon job. »

Heu au secours ?

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Damian M. Cantrell
La ferme, célébrité.
Damian M. Cantrell
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MessageSujet: Re: Châtiment divin [Amanda & Damian]   Châtiment divin [Amanda & Damian] Icon_minitimeLun 21 Nov - 15:50

Le souffle court, mon cœur battant encore à tout rompre, je pose brusquement ma tête sur l'oreiller. Je passe une main sur mon front, où perlent encore des gouttes de sueur. Bordel... qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'aurais pas dû. Je le sais. Putain, Damian Cantrell ! T'aimes souffrir ou quoi ?! Je ferme les yeux deux secondes, histoire de digérer un minimum la connerie que je viens de faire. Puis je sens sa main se poser doucement sur ma peau, caressant mon bras. Je rouvre les yeux, un peu surpris par ce contact physique, et je tourne légèrement la tête. Elle est réelle, bordel. Ce n'est pas un rêve, elle est toujours bel et bien là. Et je ne sais même pas quoi en penser. Je suis à la fois content et en colère, à la fois dégoûté et fasciné. Je ne sais pas quoi lui dire, franchement. Alors je ne dis rien. Jusqu'à ce qu'elle rompe le silence.

« Tu m'as manqué, Dammy...»

Je la laisse se blottir contre moi, sa tête posée sur mon torse. Mal à l'aise, je ne pipe mot. En fait, je suis aussi immobile qu'une statue en ce moment. Je ne cligne même pas les yeux, en fait. Je fixe simplement des yeux le plafond de ma chambre de mon appartement, confus et même un peu honteux aussi. Honteux, vis-à-vis de moi-même.

« Pourquoi ? Pourquoi tu m'as menti comme ça ? Pourquoi tu m'as fait ça ? »

Finis-je par dire d'une voix rauque, après quelques secondes pendant lesquels seul le silence avait régné. Je n'ai pas oublié ce qu'elle m'a fait, moi. Ce n'est pas parce qu'on vient de s'envoyer en l'air que j'ai oublié. Mais, plutôt que de répondre à ma question, Carissa pose ses lèvres sur les miennes, comme pour m'empêcher de poser les questions qui brûlaient. Je la repousse alors légèrement, presque à contrecœur. Il faut que ça s'arrête là, sérieux... Faut surtout pas que je m'y habitue à nouveau. En fait, ça aurait dû s'arrêter avant-même que je ne l'emmène dans mon appart sur St James. Malheureusement, j'ai été faible, je l'ai laissée me manipuler à nouveau. Ça a dû être facile pour elle, j'imagine. Après tout, c'est ce qu'elle a fait pendant des mois, pendant mon séjour à Anguilla. La belle métisse ne répond rien. Mon regard se fait plus noir, plus colérique. Ou plutôt, rancunier. Je me redresse légèrement dans mon lit. Il n'y a qu'une chose à dire.



***



Impossible de dormir. Evidemment. Pas marrant autrement, voyez-vous. De retour au manoir familial pour le dîner, j'ai essayé d'oublier ce qui s'est passé avec Carissa, j'ai essayé de retrouver ma bonne humeur, de passer un bon moment avec mes enfants avant qu'ils n'aillent dormir, mais je dois avouer que je n'ai pas vraiment réussi. Dans ma tête, je ne pensais qu'à Carissa, et pire encore, à ma mère. En temps normal, quand je vais bien et que je ne pense pas à ce qu'elle m'a fait, j'ai déjà du mal à supporter sa présence, mais aujourd'hui, je ne pouvais pas faire semblant que tout allait bien. Je l'ai confrontée à propos de la présence de la jeune femme en ville. Bien entendu, ma génitrice a nié que c'était elle qui l'avait demandée ici pour me manipuler à nouveau. Apparemment, il faudrait que je gobe un mensonge pareil. En revanche, un détail m'a fait tiquer : le fait que Carissa soit arrivée avant la mise en quarantaine. Soit ce n'est pas ma mère qui l'a appelée et donc que c'était sa propre décision, soit la métisse et Alison Cantrell sont en train de préparer quelque chose de monstrueux. Là, je ne sais même pas quelle est l'option qui m'effraye le plus... Je sais juste que ça m'empêche de dormir.

Ainsi, j'ai fini par quitter mon lit, puis carrément le manoir, désireux de prendre un peu d'air frais. Le jardin aurait pu être une option si seulement ma mère ne pouvait pas débarquer d'un moment à l'autre. Non, ce que je voulais, c'était qu'on me foute la paix. Alors je marche dans les rues de St James, l'âme torturée et la tête pleine de questions auxquelles je ne trouve pas de réponse. Beaucoup trop de questions... Qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que j'aurais pu ou dû faire. Est-ce que j'ai tort, est-ce que j'ai été injuste envers Carissa ? Vous voyez, mon cerveau s'amuse tout seul et ne me demande même pas si j'en ai envie moi aussi. Je jette un coup d'œil à ma montre. Il est tard et le danger rôde en ville, mais je m'en fous. J'ai le droit d'être égoïste pour une fois, je suppose ? Je n'ai pas envie de rentrer, en tout cas.

Par contre, je n'avais pas non plus envie de jouer les sauveurs, là. En fait, mon humeur est tellement mauvaise en ce moment que j'aurais pu passer mon chemin sans rien faire pour aider ce pauvre elfe, qu'un ange taré vient de plaquer contre un mur. Non sans lui avoir envoyé un poing dans la gueule. Inconsciemment, je grimace, tout en portant une main à mes lèvres. Bizarre, je crois que je me suis mordu sans faire exprès, tiens. Est-ce que ça arrive aux vampires aussi, par hasard ? Et du coup, est-ce qu'ils boivent leur propre sang ? Ou, au contraire, ils ne saignent pas ? Beurk, c'est morbide tout ça. Mais enfin, pourquoi je n'ai pas ignoré cette scène ? Eh bien, ce type est non seulement un abruti, mais aussi un ange. Ce qui revient au même, finalement. Mais voilà, comme j'avais secrètement envie de frapper quelqu'un, ça tombe bien. Et puis, on peut ajouter à ça la... solidarité elfique ? Je m'accroupis pour attraper une bouteille vide qui traînait par-là, puis je m'approche du fameux ange, un sourire narquois aux lèvres.

« T'as pas idée. »

Je fracasse la bouteille sur la tête de l'homme, qui s'écroule comme un pantin ridicule, lâchant ainsi le pauvre elfe. Je confirme : attaquer les Anges par derrière, c'est plus facile !

« Eh, ça va ? Vous allez bien ? Ce connard semble s'être calmé maintenant, hein ! Oups... »

Sorry, not sorry, mon petit. Je tourne la tête et j'aperçois alors... Eh c’est quoi ce délire ? Un cadavre ? Et... du sang tout autour. Je pose une main sur mes lèvres tout en écarquillant les yeux.

« Putain, la vache ! C'est l’ange qui a fait ça ? Ou c'est... vous ?! »

Oh non... Je ne suis plus tout à fait sûr si c'était une bonne idée d'intervenir. Et... rah, pourquoi j'ai encore mal, là ?! Je comprends pas, est-ce l'univers qui s'acharne sur moi ou quoi ?! Franchement, hein !
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Abel Forester
Abel Forester
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MessageSujet: Re: Châtiment divin [Amanda & Damian]   Châtiment divin [Amanda & Damian] Icon_minitimeJeu 26 Jan - 20:19

Jnceijeurib ! Gcneiojeoe,eu ceuhejzo zcuihzin ! Nuefuibbiub !
Les protestations d'Abel commençaient à ressembler à ça quand son agresseur s'écroula soudainement. Ce que tout témoin aurait traduit par « Au secours, manque d'air ! Manque d'air ! », alors que la victime essayait plutôt de crier : « Au secours ! Alerte au con ! Je suis trop jeune pour mourir ! ». Bon, le lâcher prise de l'Ange fut quand même bénéfique à sa respiration, il ne le contredira pas. Tenant moyennement sur ses jambes, l'Elfe s'accrocha au mur d'une main tandis qu'il tentait de se lancer un sort de guérison de sa main handicapée. En d'autres mots, cette main caressait sa gorge comme si ça allait absorber la douleur. Durant le processus, il cracha à plusieurs reprises, dont un peu de sang. Il s'était mordu la joue. Heureusement que l'équipe scientifique avait déjà fait ses prélèvements.

Apparemment, l'hystérique ne s'était pas évanoui tout seul, car une voix s'éleva rapidement derrière. Dommage. Abel aurait bien aimé que le poids de sa connerie ait assommé l'Ange. Mais non, il y avait un homme derrière ce choc à pic. Peut-être devrait-il lui offrir des céréales pour le remercier ? Il essaya une première fois de répondre, mais sa gorge s'avéra trop douloureuse. Délaissant son sort deux secondes, il se contenta alors d'un geste : pouce vers le ciel. Ouais, cool, il était en vie ! Le type avait réagi à temps et ça, vraiment, ça méritait des céréales. Non, Abel ne ressentait aucune honte d'apprécier son jeu de mots, ni de se le répéter. Attends, c'était super drôle ! Le gars, il a fait un choc à pic, un CHOC-A-PIC ! Pour une fois, Abel était content qu'il y en ait eu qu'un ah ah ! Ouais, ce con souriait, en vrai. Il avait toujours l'air pitoyable, à moitié recroquevillé, les jambes tremblotantes, le visage aussi coloré qu'un feu. Mais au moins il plaisantait, et ça, c'était toujours bon signe.

Il n'était pas super résistant, mais il ne lui fallut pas non plus des heures avant de se redresser. Juste à temps pour voir l'expression effrayée de son sauveur. Donc il n'avait pas vu dans quoi il mettait les pieds. Littéralement, hein. N'empêche, cet abruti lui a fait peur l'ombre d'une seconde... L'asphyxie n'était pas assez bien pour lui, une crise cardiaque, c'est plus marrant ?

« Fais pas ça... bon sang... ! Tu m'as fait peur ! »

S'exprimer se révélait pénible. Sa trachée écrasée lui donnait une voix caverneuse au possible. Il aurait pu jouer un méchant bizarre de série Z... Mais il ne voulait pas qu'on l'assomme, lui aussi.

Étonnement, ses vertiges se dissipèrent plutôt vite. Quelque chose sur sa main attira son attention. De fait, il avait évidemment fallu qu'il la frotte sur une des lettres ensanglantées du mur. Il la leva quand même pour faire signe à l'autre de reculer. Après, c'était un conseil, c'était pour qu'il s'attarde pas dans les trucs dégueulasses. En tout cas lui s'éloigna – surtout de son agresseur. Après un coup d’œil vers l'homme à terre, l'Elfe demanda d'ailleurs d'un ton quelque peu inquiet :

« Tu l'as frappé assez fort, il va pas se réveiller tout de suite, hein ? »

Abel ne connaissait pas le vouvoiement. Enfin, il ajouta, se rappelant seulement après pourquoi le type flippait :

« Tu m'as bien vu ? J'ai l'air d'un psychopathe peut-être ? » Pause. Regard descendant sur lui. C'était pas la meilleure question à poser pour se défendre... « Non mais t'inquiète, j'y suis pour rien. Je suis juste venu nettoyer l'endroit, moi. C'est mon boulot. Mais ce gars – il pointa l'Ange assommé du doigt – a cru que j'avais buté son pote, et tu connais la suite. J'ai rien à voir dans l'affaire, moi, me frappe pas, d'accord ? Tu veux des céréales ? Je t'en offrirai, je te dois bien ça. Mais seulement si tu lâches cette bouteille. »
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Damian M. Cantrell
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Damian M. Cantrell
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MessageSujet: Re: Châtiment divin [Amanda & Damian]   Châtiment divin [Amanda & Damian] Icon_minitimeLun 20 Fév - 17:28

« Eh bah... Désolé ? »

Je le regarde, tout un arquant un sourcil. L'autre elfe semble encore un peu secoué après l'attaque qu'il a subie... Mais je ne peux pas vraiment lui en vouloir, le pauvre. En fait, je ne voulais pas lui faire peur, c'était involontaire. Car la vérité est que je n'avais pas vu qu'il y avait un cadavre ici. Je suppose que, dans une ville comme Réversa, ça ne doit pas être quelque chose de particulièrement rare et étonnant, mais moi, je ne m'attends pas à tomber sur des cadavres quand je veux marcher et prendre l'air en ville. Ce n'est pas le genre de choses que l'on s'attend à voir quand on veut juste s'aérer l'esprit.

Une grimace s'affiche sur mon visage lorsque mes yeux se posent sur le cadavre à terre. Puis la voix de l'elfe attire mon attention vers l'ange que je viens d'assommer. Celui-ci ne bouge pas, mais il respire. Plutôt profondément, apparemment. Alors je hoche affirmativement la tête, avant de relever mon regard vers l'autre homme. Je fais une moue dubitative, plus théâtral qu'autre chose.

« Je pense, ouais... Mais sait-on jamais, ces bestioles sont coriaces, t'sais ! »

Ces bestioles, les Anges. Ils crèvent pas, ces salopards ! Une véritable race de l'enfer. Vade retro satana, qu'ils dégagent enfin de Réversa ! Il serait sérieusement temps, non ? Surtout que maintenant, ils sont visiblement les bienvenues à Bristol. Ce que j'ai du mal à accepter, soit dit au passage. Après tout ce qu'ils ont fait, les crimes qu'ils ont commis, les vies qu'ils ont détruites, comment peut-on encore leur faire confiance ? Ça me dépasse parfois. Et surtout, ça me donne terriblement envie de partir loin, très loin d'ici. Quelque part, n'importe où, du moment où il n'y a pas d'Anges et de créatures surnaturelles agressives. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres alors que l'elfe me demande s'il a l'un d'un psychopathe à mes yeux.

« Eh bah, qu'est-ce que tu veux... Je n'avais pas vu ce putain de cadavre, mec ! Et à part l'ange, t'étais le seul sur la scène de crime, tu vois. Puis... hum... ta barbe te donne un petit air viking, j'sais pas... Mais enfin, la plupart des Anges ont l'air très sympathique et très poli, alors que ce sont de vraies pourritures, donc l'apparence ne veut rien dire, je suppose. »

Dis-je, avant de hausser les épaules, pensif. L'elfe me rassure alors, m'expliquant qu'il est juste venu nettoyer l'endroit, que c'est son boulot, puis il m'explique pourquoi l'ange s'en était pris à lui... et me demande de ne pas le frapper. Ce ne que lorsqu'il mentionne la bouteille que je remarque que je ne l'ai toujours pas lâchée. Ce que je fais aussitôt. Finalement, c'était peut-être moi qui avais l'air le plus louche à présent, tiens.

« Ça va, relax, je ne suis pas un psychopathe non plus. » Nouveau sourire narquois. « Désolé de te le dire, mais... t'as un boulot de merde, tu sais ? Fais gaffe, les tarés rôdent partout, hein. Moi, je vais rentrer chez moi me soûler. Au sens propre ou figuré, je n'ai pas encore décidé. »

Je hausse les épaules, puis je le salue d'un signe de main. En fait, après ce qui s'est passé, je me dis qu'il vaut peut-être mieux que je rentre. Tant qu'à me bourrer la gueule, autant faire en sorte d'être sûr que je ne me ferai pas tuer par un Nocturne ou un ange comme un con. Je tourne la tête. Un type nous observe de loin... Il a l'air louche. Et c'est un lycan. Non vraiment, je me casse, là. Je ne sais pas ce qu'il nous veut, mais il ne m'inspire pas confiance. Alors je m'éloigne rapidement, oubliant enfin Carissa et ma merveilleuse mère. Quand je suis déjà quelques mètres plus loin, le fameux lycan s'est déjà rapproché de l'elfe, avec son air toujours aussi louche. Heureusement, je n'en sais rien, je ne vois plus rien. C'est juste le narrateur qui est omniscient et omnipotent. Et omnivore. Mais chut, Damian.

« Ils sont morts, les deux ? Vous connaissez... l'homme, là ? »

Demande-t-il à l'elfe en désignant celui qui est réellement mort. Mystérieux, le lycan croise les bras, s'adossant à un mur. Il y a bien une raison pour laquelle il s'intéresse à ce cadavre : c'est lui qui l'a tué.
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